Fibrome : c’est grave Docteur ?

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Première cause d’hystérectomie, le fibrome est la tumeur bénigne la plus fréquente chez les femmes. Le point sur cet intrus gênant.

Qu’est-ce qu’un fibrome ?

C’est une tumeur non cancéreuse dont la taille peut varier de la grosseur d’un petit poids à celle d’un pamplemousse et qui s’installe sur la paroi de l’utérus, parfois en groupe.

Elle touche un quart des femmes, le plus souvent entre 30 et 50 ans, et régresse après la ménopause.

La plupart du temps le fibrome reste inaperçu, on dit alors qu’il est « asymptomatique ».

Quand devient-il symptomatique ?

En fonction de leur nombre, de leur taille et de leur emplacement, les fibromes peuvent provoquer de lourds symptômes : règles très abondantes ou saignements entre les règles, douleurs ou sensations de pesanteur dans le bas-ventre, envies fréquentes d’uriner ou constipation s’ils compriment la vessie ou le gros intestin, et parfois une grande fatigue. Les fibromes sont également susceptibles d’entraîner des troubles de la fertilité.

Comment se soigne-t-il ?

Quand le fibrome est asymptomatique, il ne nécessite en principe pas de prise en charge médicale. Dans le cas contraire, le choix du traitement est fonction de la nature du fibrome mais aussi du contexte (âge de la patiente, désir de grossesse…).

La myomectomie

C’est l’ablation chirurgicale des fibromes en conservant l’utérus. Elle est pratiquée par voie abdominale, souvent par coelioscopie, ou plus récemment par voie vaginale, une méthode qui permet d’éviter les cicatrices.

L’hystérectomie

Cet acte chirurgical est plus radical, puisqu’il nécessite de retirer l’utérus. On le réserve normalement aux cas les plus lourds et aux femmes qui ne souhaitent plus avoir d’enfants.

L’embolisation

Une fine sonde est introduite au niveau du pli de l’aine jusqu’aux vaisseaux utérins. Sous contrôle radiologique, le radiologue repère les vaisseaux qui irriguent le fibrome et y injecte des microbilles afin de les boucher. Asphyxié, le fibrome rétrécit et meurt. L’embolisation se pratique sous anesthésie légère, elle évite le recours au bistouri et allège le temps de convalescence.

Les ultrasons

Cette nouvelle méthode encore à l’étude (et donc réservée à des cas très spécifiques) permet de supprimer les fibromes sans incision, sans anesthésie et sans suites opératoires. La patiente s’allonge dans un appareil IRM qui fournit des images tridimensionnelles des fibromes. Les ondes ultrasonores ciblent précisément les fibromes, dont elles élèvent la température jusqu’à causer leur destruction.

Et les médicaments ?

Aucun ne permet à l’heure actuelle de faire disparaître un fibrome. Cependant, le médecin peut prescrire un traitement destiné à en atténuer les symptômes.

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